Panorama sur Cahors
Panorama sur Cahors
Le boulevard Gambetta à Cahors
Le boulevard Gambetta à Cahors
Le boulevard Gambetta à Cahors
Le boulevard Gambetta à Cahors
L'hôtel de ville et le boulevard Gambetta à Cahors
L'hôtel de ville et le boulevard Gambetta à Cahors
Au cœur et aux alentours de Cahors
Du centre historique au Pont Valentré, des vestiges de l’amphithéâtre au grand boulevard, Cahors se dévoile au visiteur curieux. Sillonnez ses moindres recoins, observez-là du haut du mont Saint-Cyr, surprenez-là au coin d’une ruelle… Ne vous privez pas : la ville ne demande qu’à vous livrer ses secrets.

Cahors antique : Divona Cadurcorum

Prenez de la hauteur et contemplez Cahors depuis le ciel : ville médiévale et ville moderne se côtoient au cœur d’un méandre formé par la rivière Lot, qui les enserre, les protège et les contient à l’intérieur de la presqu’ile.

Mais ce que l’œil inaverti ne peut percevoir, c’est la ville antique dissimulée sous la surface : Divona Cadurcorum, capitale des cadourques romanisés, pourvue de thermes, d’un amphithéâtre, d’un temple et de moult maisons parées de mosaïque. Pour tenter de la déceler, il nous faut remonter avant notre ère et quitter le cingle un instant.

Sur la rive gauche du Lot, un peuple gaulois, les cadourques, voue un culte à la déesse des sources Divona, à travers une grande résurgence naturelle qui lui est dédiée. En 51 avant J.C., le territoire des cadourques est annexé à l’Empire romain suite à la dernière bataille de la guerre des Gaules à Uxellodunum, dans le nord du département actuel. Au 1er siècle, l’Empereur Auguste fonde ainsi une ville à l’intérieur du cingle pour administrer ce nouveau territoire : Divona Cadurcorum.

Désormais ensevelie sous la ville moderne, la ville antique continue de se révéler au rythme des fouilles archéologiques. Des vestiges de son riche passé surgissent par endroit, comme l’arc de diane ou un pan de mur de l’amphithéâtre.

Fontaine des Chartreux à Cahors
Fontaine des Chartreux à Cahors
E. Faure

Cahors médiévale

S’il est une époque encore bien prégnante à Cahors, c’est le Moyen Age. Pour un premier aperçu, rien de mieux que d’enfiler vos chaussures de randonnée pour grimper en haut du Mont Saint-Cyr : la ville médiévale s’étend désormais sous vos pieds, resserrée dans la partie est du méandre.

De ce point de vue, il est facile de distinguer les contours des murailles bâties au 7e siècle par l’évêque Saint-Didier, désormais matérialisées par le grand boulevard qui coupe la ville en deux. À l’intérieur, le centre historique, parfois qualifié de « conservatoire de la maison médiévale en France », abrite de nombreuses maisons marchandes, témoins de l’âge d’or cadurcien.

Cet âge d’or, c’est celui de l’émergence des Caorsins, entre le milieu du 12e et du 14e siècle. Ces marchands usuriers pratiquent le commerce et le prêt à intérêt à travers le monde, et participent ainsi à la prospérité économique de la cité. C’est aussi le temps de l’Université fondée par le cadurcien Jacques Duèzes, sacré pape à Avignon en 1316 sous le nom de Jean XXII.

C’est au Moyen Age que l’on doit les grands édifices faisant la renommée de Cahors. Au 12e siècle est entamé le chantier de la Cathédrale Saint-Etienne, dont les coupoles ressortent distinctement au milieu du centre historique. En portant votre regard un peu plus loin, remontez jusqu’aux trois tours du pont Valentré, bâti 2 siècles plus tard par les consuls de la ville. Tous deux sont liés par la via Podensis, un des itinéraires du chemin de Saint-Jacques de Compostelle, classé au patrimoine Mondial de l’UNESCO.

Porte Saint-Michel dans la muraille Nord de Cahors
Porte Saint-Michel dans la muraille Nord de Cahors

Cahors Renaissant, Cahors Moderne

Il est maintenant temps de renfiler vos godillots, descendre la colline et vous engouffrer dans le centre historique pour admirer de plus près les édifices médiévaux, mais également découvrir Cahors la moderne.

À première vue, la Renaissance se fait discrète dans les rues de Cahors. À l’exception de l’archidiaconé Saint-Jean et de l’hôtel de Roaldès, rares sont les exemples d’architectures richement décorées de fastes motifs aux influences italiennes. Et pourtant, la période moderne est bien présente dans les rues de la ville.

Le 16e siècle, c’est le temps du rayonnement de l’Université et des collèges, de l’implantation d’imprimeurs participant à la prospérité économiques et intellectuelles. C’est également l’époque qui voit naitre des poètes aux idéaux humanistes, dont les vers imprègnent encore aujourd’hui l’atmosphère cadurcienne : Olivier de Magny et Clément Marot.

Un siècle plus tard, au 17e, arrive le temps du développement des administrations juridiques, dont les représentants acquièrent de belles demeures qu’ils s’empressent de moderniser. De superbes portails baroques jalonnent encore les rues du centre historique et témoignent du goût du temps. Un indice pour les retrouver ? Vous les reconnaitre à leur encadrement de pierre sculptée, encadrant une porte de bois aux décors riches et exubérants. Soyez patient ; comme disait Clément Marot « Tout vient à point à qui sait attendre ».

Cahors postrévolutionnaire

Osez maintenant vous aventurer hors de l’enceinte de la ville médiévale. Vous voilà sur le boulevard Léon Gambetta, nommé ainsi en hommage à l’illustre cadurcien, qui participa à la fondation de la 3e République. Bienvenu dans le Cahors postrévolutionnaire, devenu préfecture d’un département rural : le Lot.

Le 19e siècle, c’est le temps de l’entrée dans l’ère industrielle et des grands travaux d’urbanisme. Partout en France, les villes se métamorphosent pour intégrer les préoccupations du temps : améliorer la qualité de vie et l’hygiène publique. Cahors ne fait pas exception à la règle. Le long du grand boulevard nouvellement percé, s’élèvent des bâtiments de pouvoir, de loisir et d’enseignement : théâtre, bibliothèque, hôtel de ville, palais de justice et lycée de jeune fille.

À l’opposé de la ville médiévale, une station de pompage est érigée afin d’alimenter Cahors en eau potable en captant l’eau de la fontaine des Chartreux. Désormais transformé en espace d’exposition (Maison de l’eau), le bâtiment aux formes néo-classiques côtoie toujours le célèbre Pont Valentré sur les bords de la rivière.

Non loin de là, un pont métallique est édifié pour permettre le passage de la nouvelle ligne de chemin de fer, reliant Cahors à Montauban.

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